Historique de la ville


​Riche d'un passé aussi bien festif que tragique,
Clisson est aujourd'hui une ville dynamique et accueillante 


Olivier V de Clisson  (1336-1407), seigneur de Clisson de 1343 à 1407.

Blason d' Olivier V de Clisson


​En l'an de grâce 1397, le connétable Olivier de Clisson apposait sur sa correspondance un sceau représentant ses armoiries.
Sur ce sceau remarquable, on peut voir un homme de guerre debout, vu à mi-corps sorti d'une tour, coiffé d'un heaume cimé d'un vol, tenant une épée nue à la main droite, et à gauche un bouclier au lion couronné.
En dessous, sur un listel, la devise "pour ce qu'il me plect ".
De cette origine, la ville de Clisson a adopté la devise ainsi que le bouclier en forme d'écu au-dessus duquel ont été ajoutées les tours du château.


Clisson la Médiévale


Le XIII ème siècle a vu naître la partie la plus ancienne du château encore visible. Au cours des cinq siècles suivants, ce verrou des marches de Bretagne se renforce de nombreux bastions et enceintes. Au XIV ème  siècle la citadelle voit la naissance, d'Olivier de Clisson, futur connétable de France et compagnon d'arme de Dugesclin, avant de devenir au XV ème siècle la résidence préférée de François  II duc de Bretagne.
La vie s'organise peu à peu dans la cité, l'activité commerçante est intense et les voyageurs sont nombreux à vouloir séjourner dans cette ville au carrefour des trois provinces du Poitou, de l'Anjou et de la Bretagne. Après les heures de gloire, viendra la misère.....


L' épisode tragique des guerres de Vendée


Le XVIII ème siècle est une époque de catastrophes successives : les grands froids qui gèlent la vigne au coeur, la grande crue qui ruine les bas-quartiers de la ville et enfin les guerres de Vendée.

Clisson qui se trouve au centre du conflit est envahie tour à tour par les troupes royalistes et républicaines qui en font un quartier général et une base de repli. En 1793, après la défaite de Torfou, les bleus incendient la ville qui subira ensuite le passage des colonnes infernales avec leur cortège d'atrocités. La ville sort complètement détruite de ces affrontements, elle n'est plus qu'un champ de ruines; désertée par ses habitants, elle redevient la terre des loups.
Clisson est pratiquement rayée du territoire.